PARC DE LA BUZINE
PARC DE LA BUZINE
Le parc de la Buzine est situé au pied du massif du Garlaban à l’est de Marseille, dans le 11e arrondissement. C’est à Henry de Buzens, propriétaire des lieux au XVIIe siècle, que le domaine doit son nom. Célèbre pour son château construit en 1867 par l’architecte Pierre-Hilaire Curtil et acquis en 1941 par Marcel Pagnol, le "Château de ma mère" est, depuis 1995, propriété de la ville de Marseille. Il devient en 2013 la Maison des Cinématographie de la Méditerranée. Le parc s’étend autour du château sur une superficie de 2,3 hectares.
Les qualités paysagères du site, les éléments patrimoniaux sauvegardés et son potentiel naturel confèrent à ce parc une identité forte. Le parc s’intègre dans une trame verte bien visible. Il offre une alternance d'espaces naturels propices au développement de la biodiversité et d'espaces de convivialité pour les usagers.
À l’ouest du château, une zone boisée en libre évolution (zone refuge) caractérisée par la présence d’arbres et d’arbustes méditerranéens occupe une importante superficie du parc. Un chemin permet d’accéder à une petite clairière située au centre de cette zone.
Une allée champêtre, délimitée par des haies, longe l’espace boisé et permet d’accéder à l’arrière du château. Le chemin se poursuit et arrive sur un grand espace ouvert, propice à la promenade et au repos où alternent zones de pelouses à vivre et prairies fleuries, grands arbres et petits bosquets. L’emplacement de l’ancien bassin est encore bien visible. En dessous de cet espace, on peut observer une carraire ou carrérade, vestige du passé, il s’agissait d’un chemin de passage pour les troupeaux transhumants permettant aux bergers de traverser les domaines sans importuner les propriétaires.
Ce parc est labellisé "Ecojardin" depuis 2012, c'est-à-dire qu'il est entretenu de manière écologique pour préserver la biodiversité. De nombreux dispositifs en faveur de la nature sont mis en place : création de zones refuges, tontes différenciées, fauches tardives, création d’habitats pour la faune, développement de la flore spontanée, etc.
Structure du site
Le plan de gestion écologique a été renouvelé en concertation avec les différents acteurs.
Une zone refuge en libre évolution participe à la trame verte
La municipalité est engagée dans de nombreuses démarches favorables à la biodiversité et l’environnement
Sol
Une étude de sol poussée sur de nombreux aspects a été réalisée permettant d’adapter les pratiques de gestion (Plantation d’arbres, couverture d’une zone de sol compactée avec du mulch et broyat)
Mise en place du protocole ‘opération escargots’
Apport de broyat sur les nouveaux massifs, au pieds des bancs etc
Identification de zones d’érosions et travail sur le circuit de l’eau. Plantations et canalisation vers les zones plantées.
Eau
Mise en place de l’arrosage connecté qui permet de grosses économies d’eau et une meilleure détection des fuites
Faune / Flore
Zone refuge en libre évolution
Mise en défend de certaines zones
Muret de pierre sèches très attractif pour les reptiles
De nombreuses études et inventaires (flore, papillons, oiseaux, chauve-souris, collemboles...)
Un projet « végétal local » est en cours à la pépinière de la ville de Marseille.
Présences d’une diversité d’habitats tas de pierre ,bois, fauche tardive, forêt méditerranéenne, murets, arbres morts...
Matériaux & mobiliers / Matériels & engins
Absence d’éclairage dans le parc
Matériel électroportatif
Formations
La présence d’un poste d’écologue au sein du service Nature en ville est le signe d’un engagement fort de la municipalité en faveur de la biodiversité et de la qualité des milieux. C’est une personne ressource concernant la formation des agents. Et cela permet une réactivité et une adaptation aux besoins de formation.
Ainsi tous les agents participent à une semaine de formation renouvelée tous les 3 ans abordant les diverses thématiques de la gestion écologique. Et d’autres temps de formations formels ou informels sont organisés selon les besoins.
Public
Des panneaux sont présents sur le site pour expliquer la gestion différenciée, la présence des prairies fleuries, le bois mort,…
Prise en compte de l’opinion des publics (tonte de propreté)